Volet Bio-Médico-Socio-Scolaire
FOURNITURES SCOLAIRES (Entre 2008 et 2012)

Ecole IDIELY NA
 
Assurer le renouvellement des fournitures scolaires et de manuels scolaires depuis 2008 à plus de 260 enfants de l'école d'Idiely Na et de l'école d'Idiely Do sur 2011 a encore été possible cette année avec le soutien de tous nos partenaires que nous remercions.
Ces enfants viennent des de différents villages de :
- Idiely na qui comporte 5 quartiers
- Idiely Gotanga 2 quartiers
- Idiely Yéné 2 quartiers
- et la petite école d'Idiely Do

Ces enfants allaient déjà à l'école avant notre arrivée, l'association a simplement permis aux enfants d'aller à l'école avec des moyens supplémentaires et renouvelés.
 

Petite école d'Idiely Do 2011
Coût moyen annuel 1 650 000 F/CFA (2 500 € )
Pourquoi soutenir un tel engagement ?
1. L'état malien se mobilise et multiplie l'ouverture d'écoles et de collèges, embauche instituteurs et professeurs, mais ne débloque pas suffisamment de moyens, à part quelques livres remis aux seuls institureurs/professeurs.
2. Le Directeur du CAP à Bandiagara Mr Adama DEMBELE rencontré en 2009/2010 encourage notre association à poursuivre son action au sein de village comme Idiely Na trop éloigné des villes.
Implication de l'association
 
  
 
 
Et pour demain !
 
Pérenniser ! (Palabre en cours)



FOURNITURES SCOLAIRES 2008
 Merci à tous et à chacun d'entre vous.
Vous avez permis à l'association "Massanga Mali" de mener à bien son premier projet, celui d'apporter des fournitures scolaires au 212 enfants de l'école d'Idiely Na, région du Bandiagara, pays Dogon au Mali.
COUT DES ACTIONS REALISEES SUR 2008
En mars 2008 : Réalisation du projet de fournitures scolaires pour 212 enfants de l'école d'Ydieli Na : coût 1 760 000 F/CFA (environ 2 800 €)
En avril 2008 : Réalisation du projet de re-médiation pour les 4 instituteurs de l'école d'Ydieli Na : coût 320 000 F/CFA
(environ 500 €).
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Récit de voyage 2008

Après avoir fait, à l'aéroport, la connaissance de notre chauffeur et guide Faye, nous avons vécu une première partie de journée plutôt dense, relative à l'ivresse de déplacement et la joie de découvrir un pays hors des sentiers battus d'un voyage organisé.
Un premier rendez-vous à la Banque (BNDA) de Mopti, où nous étions attendus et avons pu déposé l'argent des différents dons collectés ; puis direction Bandiagara. A nouveau, un rendez-vous à la BNDA, succursale pour faire connaissance avec notre interlocuteur à venir.
Un ravitaillement en bouteilles d'eau : Plus tard, un déjeuner dans une auberge où nous avons apprécié une cuisine traditionnelle, qui nous a conforté sur le fait de vivre un moment priviligié.
Puis, départ pour le village d'Ydieli Na où nous étions attendus dans le milieu de l'après midi, jusque là tout allait bien...
Nous avons commencé à faire deux fois le tour de Bandiagara, aucune direction indiquée !!! nous finissons par demander notre chemin et Faye s'engage alors sur une piste...
Nous avons déjà confiance en Faye et en ses capacités de nous conduire, nous ne le regretterons jamais ; même s'il ne connaît pas la région, puisqu'il est de Bamako à plus de 600 kms de là.
Deux heures de route, quelques arrêts pour profiter d'un paysage magnifique ; délasser nos dos endoloris ; ne pas oublier de boire.
Arrivée proche puisque nous sommes en haut de la falaise, et que le village n'est plus qu'à environ 6 kms de distance. Il est 15 heures,
 
Que nous attend-il au bout de cette falaise ?

Du sable...Beaucoup de sable, des dunes à perte de vue. Le désert ne recule pas. L'efficacité du véhicule a failli : Faye jamais ! Deux roues motrices au lieu de quatre, c'est sans appel !
Malgré notre opiniatreté certainement trop hardie, finalement vaine, il aura fallu l'aide d'une bonne vingtaine de villageois pour nous tirer d'affaire. Près de 3 heures à sortir de cette situation, pour arriver enfin à Ydieli Na.
Ambara est venu à notre rencontre, et, ce qui n'était qu'un échange de mails depuis ces derniers mois s'est traduit par une accolade chaleureuse, signe que nous avions pu concrétiser notre projet. Nous passions de l'autre coté de "l'écran".

Nous étions attendus, et nous avons été chaleureusement accueillis par les adultes et les enfants : un village ou presque. Connaissance dans les premières minutes avec David et Pierre, les aubergistes, les 4 instituteurs qui nous accompagneront durant ces quelques jours.
Un dîner nous attendait, des échanges déjà très "nourris", puis notre première nuit à ciel ouvert : chaleur oblige.

Le lendemain matin, réveil aux aurores par une belle lumière précédant le soleil, dans une certaine fraîcheur. Petit déjeuner et présence de nos hôtes à nos côtés, soucieux du meilleur accueil.
Première rencontre avec le chef du village afin que nous soyons présentés.
Discussion. Un thé nous est offert.
Ensuite, nous sommes montés tout en haut du village pour être également présentés au Hogon et sa femme. Discussion, échanges d'objets. (cadeaux)
Nous sommes ensuite redescendus, en fin de matinée, pour faire plus connaissance avec les enfants de l'école. Nous sommes passés dans chacune des classes, nous avons été présentés et nous nous sommes présentés ; Nous avons expliqué les raisons de notre présence parmi eux. (chanson - questions - échange de dessins...)
 
Retour à l'auberge pour des discussions animées, nous mêmes, encore étonnés d'être arrivés jusque là, après plusieurs mois de promesses de départ. D'autres sans doute d'entre eux, encore plus étonnés de voir qu'Ambara, le Directeur d'école, avait pu tisser de tels liens ainsi concrétisés. L'après-midi, une cérémonie d'accueil nous a été offerte. Tout le village était mobilisé et il nous a été donné de partager un moment de célébration traditionnelle, de celle dont on peut dire qu'elle ne sont jamais confondables avec toute autre représentation théâtrale. Ce qui a lieu dans une telle célébration dépasse la simple mise en scène qui viendrait imiter ou seulement représenter un évènement. Sa force réside dans le fait que c'est l'évènement lui-même. Nous aurons été saisi par l'intensité et la densité de cette célébration : Costumes, danse, musique, chants par lesquels nous avons pu éprouver une intense émotion. Un après-midi qui aura laissé place entière à la culture Dogon.
Durant ces quelques jours trop courts, nous avons commencé à mieux structurer nos échanges, ou tout du moins essayer. Il nous est apparu important que nous ne pourrions continuer à échanger qu'avec le directeur et les instituteurs.
Ambara a alors sollicité les représentants du village pour re-situer l'objet de notre venue au sein du village et la perspective de réalisation associative projetée.
Après des échanges riches et nombreux les uns avec les autres, les différents représentants du village présents ont décidé de constituer une association des villageois pour être l'interlocuteur privilégié de l'association Massanga Mali dans la perspective des projets qu'ils souhaiteront développer avec nous pour les enfants et leur école.
Le soir venu, le chef du village est venu nous chercher pour nous emmener à l'écart du village afin de nous proposer l'épreuve rituelle du renard. Il nous a été demandé de pouvoir poser des questions en lien avec les "prétentions" des objectifs que souhaiterait poursuivre l'association. (cf.culture Dogon). Nous avons posé 5 questions...
Le dernier jour, nous aurons eu encore une longue journée de rencontres et d'échanges toujours axés sur la compréhension et le partage des objectifs de réalisation. Notre départ s'annonçait déjà, et semblait créer l'émotion de la séparation pour nous tous. Le chemin du retour sur Bandiagara pour aller finaliser notre projet, c'est à dire réaliser l'achat des fournitures scolaires, était appréhendé et discuté compte tenu des difficultés que nous avions eu pour arriver. David, l'aubergiste et connaisseur averti de sa région et des dunes prendra la direction des opérations de guidage. Faye, de retour à sa place de conducteur tout autant expérimenté suivra avec rigueur les recommandations de passage de David tout au long du chemin nous reconduisant au pied de la falaise.
Ayant regagné le plateau, nous prenions la direction de la ville de Bandiagara où Ambara nous accueillera dans sa famille pour la soirée à venir. Nous passerons cette soirée en présence des siens : parents, enfants, frère, neveux et amis. Le lendemain matin, nous nous rendrons à la librairie, comme convenu, pour constituer la commande de fournitures scolaires. Encore beaucoup d'émotions, dans la possibilité concrète de confirmer notre projet : objet de notre déplacement et de tout ce qu'il a nécessité d'énergie, durant plusieurs mois, pour le mener à bien.

Ambara avait parfaitement bien établi la liste des fournitures nécessaires à la réalisation de cette commande.
Dans l'attente de son exécution, nous irons à nouveau discuter devant un verre, se rapprochant cette fois toujous plus de notre départ.

Ambara nous livrera quelques derniers souhaits, notamment ceux de pouvoir soutenir et reconduire notre engagement dans l'avenir.
Il y aurait tant à dire encore de ces rencontres certainement. Nous nous tiendrons à ce récit de voyage qui demeure pour nous fidèle à l'expérience vécue tout en demeurant suffisamment lacunaire au regard de ce que nous conservons d'ivresse de "départ et de déplacement".
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